Tulum ou nouvelle station balnéaire de la Riviera Maya.

Nous avons atterris à l’auberge de Jeunesse The Weary Traveler Hotel. Le cadre est agréable et nous nous y sentons bien. Nous y sommes restés 4 nuits, le temps de visiter les ruines de Tulum et sa plage, d’aller explorer le site de Coba et ses cenotes et de prendre un jour de repos forcé car la pluie ne nous permettait pas de se lancer sur la route.

L’endroit est très convivial et nous y rencontrons des voyageurs sur la route comme nous, dont 4 français. Camille et Romuhald de septmoisferme, qui sont en tour du monde avec un passage dans le Yucatan avant de partir vers l’Asie. Carole en sac à dos qui fait un tour du Yucatan pour échapper au dur hiver Quebecois (elle s’est exhilée au Quebec) et Vincent en voiture qui se dirige comme nous vers le sud. Nous le recroiserons certainement.

Ruines de Tulum

Nous enfourchons nos vélos légers (les sacoches sont restées dans notre chambre à l’auberge). Les ruines de Tulum sont sur un site particulièrement beau, en bord de mer avec sa plage privée où Lilian et Tess s’en sont donné à coeur joie dans les vagues. Liv est restée sur la plage avec moi pour observer les iguanes du coin de l’oeil.

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Plage où les tortues font leur nid au pied des ruines de Tulum

 Les filles ne sont pas grandement attirées par les ruines, on peut les comprendre c’est pas aussi amusant que de jouer ou de sauter dans les vagues… ou encore de compter les iguanes. Que tout le monde se rassure, on fait des mathématiques !

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Petit iguane… mais il impressionne toujours les filles

 Coba : entre Jungle et Cenotes

Initialement nous voulions aller visiter le site de Coba en vélo, c’est à dire partir de Tulum et rejoindre Coba en une journée de vélo (46 km) dormir là bas, visiter le lendemain et retourner sur Tulum le surlendemain.

C’était notre plan… jusqu’à ce que… nous nous rendions compte que le Airbnb que nous avions réservé pour dormir à Coba se trouvait à 10km de Tulum, soit à 36km de Coba ! Les plans tombent à l’eau. Pas grave, on fera tout cela en bus et taxi ! Nous nous épargnons 2 jours de vélo et 100km, c’est pas plus mal.

Nous partons donc pour une journée en tant que « touristes », pas d’effort en vue, en tout cas pas sur un vélo. Nous partons avec un collectivo (van de 7 personnes) dans lequel nous nous entassons à l’arrière. Les fauteuils sont particulièrement profond et confortable. Arrivés à Coba nous prenons un taxi pour nous rendre aux Cenotes (grottes dans lesquelles on peut se baigner). Les filles un peu hésitantes au début ont adoré. L’eau est transparente et on nage avec les poissons. Je pense que pour le moment c’est leur meilleur souvenir.

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Comme des poissons dans l’eau dans la grande Cenote
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Tess compte les poissons dans le petit cenote

Malheureusement les photos ne retranscrivent que  partiellement la magie du lieu. C’est immense, et les nuances de bleu varient à l’infini. Les Cenotes visités n’ont pour accès aérien qu’un trou de souris par lequel ne passe que peu de lumière. Malgré cela on voit parfaitement le fond tellement l’eau est claire. Du haut d’un ponton qui sert de plongeoir, on est incapable d’évaluer la hauteur : on voit le fond (pierre et débris de stalactite cassée) mais pas la surface de l’eau…

Cette visite contraste fort avec les grottes sur-protégées qu’on peut visiter en France. Jamais il ne serait possible d’imaginer une telle chose chez nous. Nous prêtons la plus grande attention à l’environnement et nous refusons à toucher les milliers de stalactites et stalagmites qui nous entourent. Elles mettent tant de temps à « pousser » qu’il serait malheureux de les briser.

Une fois rafraîchit, nous nous dirigeons vers les ruines avec notre chauffeur de taxis qui nous a attendu.

Petit pique-nique sur le pouce : thon, mayo, tortillas. Nous repensons à notre ami voyageur Jean-Luc qui a toujours des réserves de boite de thon dans son 4×4 et comprenons pourquoi. Elle est ici à 3 pesos (il faut diviser par 20 pour avoir le prix en euros). C’est économique et efficace. Les filles ont aimé, on garde la recette pour les jours à venir.

Nous retrouvons l’entrée du site de Coba et les bus de touristes qui sont à leur 3eme site Maya de la journée. Nous rentrons en remerciant tous les guides qui se proposent à nous. Nous faisons un premier tour des quelques « maisons maya » à l’entrée et comprenons que le clou du spectacle n’est pas là et qu’il va falloir marcher.

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Quand les filles se rendent compte qu’en courant on va plus vite, elles oublient qu’elles sont fatiguées et elles s’en vont bon train.

Ah oui, on vous propose de louer des vélos pour faire le tour du site… on a pas laissé nos vélos pour la journée pour en enfourcher d’autre… il y a aussi des pousse-pousse familiaux toujours à vélos mais nous préférons nous dégourdir les jambes. C’est les filles qui ne sont pas déçues, on parcourt 6 km à pied à travers la jungle sur des chemins.

Au bout d’un chemin, la jungle s’éclaircit soudain et laisse apparaître la pyramide du site … impressionnante !

 
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Nous grimpons toutes les marches jusqu’au sommet. Je demande à Tess avant de nous lancer : « Tu te sens de monter là haut Tess ?  » « Oui Maman, je me sens. Aller on y va !« . Quel enthousiame ! Elles l’attendaient autant que nous on dirait. Tess et Liv montent toutes les deux tout en haut et passe les dernières marches sous le regard très admiratif de tous .

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Et ses efforts valaient bien le coup. « Ca y est, on est au dessus des arbres. C’est haut, hein ? « 

Le sommet n’est qu’à 25m de hauteur, mais dans une péninsule pas plus haute qu’un cocotier, cela ressemble au toit du monde. Alors que jusqu’à présent notre horizon était borné, il semble à présent infini. La canopée déroule son tapis verdoyant sous nos pieds.

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Liv dit : « Moi j’aimerai bien être un papillon pour voler ».

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Après cette longue journée, nous prenons un taxi pour rentrer à Tulum. Les filles s’endorment dans nos bras et une fois arrivées retrouvent leur pêche… à notre grand dam.

Repos

Il pleut, nous le savions. Nous tournons un peu en rond, les filles ne trouvent pas d’occupation qui leur plaisent, elles en ont pris plein les yeux et en demande simplement d’avantage. Nous sortons prendre l’air (et l’eau) et terminons les quelques planifications des jours à venir. Nous avons hâte de reprendre les vélos.

Après ce passage en terre touristique où l’anglais est régulièrement parlé, où les infrastructures sont assez modernes nous savons que nous allons nous lancer vers plus de ruralité et d’authentisme.

Nous allons quitter la riviera Maya pour traverser la jungle du Quintana-Roo et passer la frontière du Belize dans quelques jours.

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